Les explications d'un profond malaise
que je crois partagé par mes compatriotes

Les raisons d'un profond malaise que non seulement je ressens
mais que je crois partagé par nombre de mes concitoyens
et, plus grave, partagé par la classe politique

Un constat qui débouche sur un profond malaise

Un vécu professionnel empoisonné par des lois qui relèvent de la schizophrénie

Dans mon quotidien professionnel et dans les domaines que je connais, j’ai souvent été confrontée à des lois nouvelles qui me semblent aller à contre courant de ce qu’il faut faire et à contre courant de l'idéologie des partis qui les font voter.

Exemple : les 35 heures. Je développerai prochainement ce sujet. En résumé il s'agissait de tordre le cou à un principe fondamental du droit français qui hiérarchisait les textes en matière de droit du travail. Je ne dis ni qu'il fallait le faire, ni qu'il ne fallait pas le faire ... mais pourquoi le faire sans le dire ?

Une actualité qui confirme ce malaise

J’observe la vie politique, il m’importe peu qu’une décision soit justifiée ou non. Ce qui me gène profondément c’est l’exercice de contorsionniste auquel il faut se livrer pour imposer un choix de pur bon sens (voir la clause Molière proposée par quelques présidents de région courageux). C’est une dépense d’énergie colossale qui me semble disproportionnée.

La bonne question n'est pas "faut-il mettre en place la clause Molière ?" mais "faut-il appliquer une clause de préférence nationale voire régionale ?". S'il n'est pas possible de se poser cette question en ces termes, alors mettons les projecteurs sur ce qui nous en empêchent.

En contournant le problème, on aboutit à détourner le débat sur le terrain de la discrimination. Ne tombons pas dans le piège de donner à la bienpensance des bâtons pour nous battre, expliquons aux Français les vraies raisons de ce choix, et gageons qu'ils les comprendront.

Or c'est seulement un problème de protection de nos emplois que tout Français normalement constitué peut comprendre. N'affichons pas la haine de l'autre que nous n'éprouvons pas, mais l'estime de nous-mêmes qu'on ne peut pas nous confisquer.

Un sentiment de frustration

Ne jamais voir les problèmes posés dans les termes où ils devraient l'être aboutit à une impasse intellectuelle qui fait naître un sentiment de frustration. Puis on s'habitue à cette frustration. Puis on se révolte contre cette frustration. Et enfin, on se réveille un matin avec une boule au ventre, on se sent plongé dans l'ambiance délétère de "1984". On ressent le même malaise que celui qu'on avait ressenti en lisant le livre, et on s'aperçoit qu'on s'est laissé confisquer les mots pour l'exprimer !

Le sentiment de vivre en dictature

J’éprouve ce sentiment diffus de vivre en dictature depuis longtemps. Je suis souvent empêchée d’exprimer une opinion parce que la novlang ne me permet pas de dire ce que je pense. J’en suis arrivée à me terrer plutôt que risquer d'être enfermée dans un schéma, cataloguée, étiquetée, réduite. ON est arrivé à faire naître en moi un sentiment de culpabilité que, seule face à moi même, je n'éprouve pas. ON est arrivé à m'empêcher d'exprimer mes opinions. ON est arrivé à m'empêcher de penser.

Un commencement d'explication

Je cherche depuis de nombreuses années un pourquoi à tout cela. Sans avoir trouvé le moindre indice. Et d’un seul coup je découvre les conférences de François Asselineau et j’obtiens toutes les explications à chacune de mes questions. Cela ressemble à un coup de baguette magique cela peut même paraitre suspect tellement c'est rapide et fort, mais cela s'explique objectivement.

Son analyse macro-économique et les explications qu'il donne sont en parfaite cohérence avec mes observations micro-économiques et mon vécu professionnel. Je mets des numéros d'articles de traités sur le malaise ressenti.

Un sentiment d'impuissance partagé par nos gouvernants

Je comprends alors ma propre inhibition et ce sentiment d'impuissance partagé par mes concitoyens. Ce sentiment d'impuissance partagé (et c'est plus grave) par nos hommes politiques. Car ce sentiment d'impuissance est exprimé par nos dirigeants si on veut bien l'entendre. C'est la seule explication à la promulgation de lois en parfaite contradiction avec l'idéologie d'un parti. C'est la seule explication à la perte de temps incommensurable pour contourner des lois absurdes plutôt que de les changer ...

Pour moi, c'est le réveil de la belle aux bois dormant, j'ai l'impression de sortir d'une longue léthargie. Je suis encore engourdie mais progressivement je sens que "je vais peut-être m'autoriser à penser un truc" ...

Si vous souhaitez réagir, vous êtes les bienvenus !

Article mis en ligne le 20/02/17 et mis à jour le 22/03/2017 et le 24/03/17


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